ATEX en centre logistique : les questions les plus fréquentes
Un centre logistique classique est-il concerné par le DRPCE ?
Oui, dès lors qu’il exploite des chariots élévateurs au GPL, un atelier de charge de batteries non étanche, un stockage de bouteilles de gaz ou des équipements de chauffage au gaz (aérothermes, chaudières en local technique). Le Document Relatif à la Protection Contre les Explosions (DRPCE) est obligatoire pour toute entreprise dont l’activité peut générer une atmosphère explosive, quelle que soit sa taille.
Les chariots élévateurs au GPL présentent-ils un risque ATEX ?
Oui. Le changement de bouteille de gaz, réalisé plusieurs fois par jour à proximité des zones de stockage ou de circulation, peut générer une atmosphère explosive en cas de fuite, même brève. La zone de stockage des bouteilles de rechange doit également être évaluée.
Les ateliers de charge de batteries de traction sont-ils toujours concernés ?
Les batteries de traction qui équipent les chariots élévateurs électriques dégagent de l’hydrogène pendant leur charge. Lorsque la recharge n’est pas réalisée dans un poste étanche et correctement ventilé, le local peut être classé en zone à risque d’explosion. Les batteries stationnaires (alimentations électriques de secours) suivent des règles différentes et ne sont pas concernées de la même manière.
Les imprimantes à jet d’encre présentent-elles vraiment un risque ATEX ?
Oui, lorsqu’elles utilisent des encres à base de solvants inflammables. En zone de préparation de commandes, l’évaporation en fonctionnement continu peut, selon la ventilation du local, contribuer à la formation d’une zone à risque.
Quelles autres installations d’un entrepôt peuvent être concernées ?
Outre les appareils de manutention, plusieurs installations annexes fréquentes en centre logistique peuvent générer un risque ATEX : le chauffage au gaz, le stockage et l’utilisation de produits inflammables (encres, solvants de nettoyage), le stockage et l’utilisation d’aérosols, ainsi que les groupes froid ou climatisations.
Faut-il un déplacement sur site pour réaliser le DRPCE ?
Non. Grâce à l’application monDRPCE, le relevé de terrain peut être réalisé par une personne présente sur site (responsable d’entrepôt, technicien maintenance), guidée pas à pas dans l’application. Nos experts analysent ensuite les données à distance pour rédiger le document.
Le DRPCE doit-il être mis à jour si on ajoute un poste de charge ou une nouvelle ligne de manutention ?
Oui, toute modification ou ajout d’installation susceptible de générer une atmosphère explosive impose une mise à jour du DRPCE existant.
Qui doit établir le DRPCE dans un centre logistique partagé entre plusieurs prestataires (ZAL, hub logistique) ?
C’est l’employeur exploitant l’installation qui doit établir le DRPCE pour les zones et équipements qu’il exploite. Dans un espace partagé entre plusieurs prestataires, chaque exploitant reste responsable des installations et zones qu’il met en œuvre.
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